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Pourquoi un blog sur le management et le marketing ?

" Il n'est de richesse que d'hommes"
(Jean Bodin - 1576)
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 Mondialisation de l'économie, globalisation des activités, délocalisations, patriotisme économique, éthique et citoyenneté de l'entreprise, développement durable,.... autant de thématiques et de débats qui caractérisent la place centrale et grandissante de l'activité de l'entreprise dans notre société moderne.
    A l'image du concept de mondialisation, l'entreprise est souvent mise en accusation et sert de prétexte à de nombreux discours tout aussi idéologiques que simplistes.
Que ce soit sur un plan macro-économique ou au niveau de l'entreprise, c'est avant tout le problème de la régulation qui se pose : le "laissez faire, laissez aller" cher à Adam Smith, à l'origine de logiques accumulatives et donc d'inégalités et  de fractures,  est le cadre d'évolution dominant des modes de gouvernance et de pilotage des entreprises modernes. Dans le même temps, l'entreprise et le circuit économique ont besoin de marché.
    Ce weblog cherche à créer un espace de réflexions et d'échanges citoyens (parmis bien d'autres) pour partager notre vision, nos expériences en matières de management de l'entreprise et de ses modes de pilotage.
    Professeur d'économie-gestion et en particulier de marketing, une rubrique "le marketing en débats" permettra notamment de réfléchir au rôle, à la place et aux modes d'expresion de cette fonction et de son impact sur la société.
Vendredi 9 mai 2008
                          
          Le vademarketum  2008 des études de marché et du traitement d'enquêtes est gratuitement téléchargeable : de multiples informations sectorielles et des supports techniques (16,2 Mo);pour avoir sous la main des définitions, des répères et des données si utiles lors de la conception et de la gestion d'une étude de marché .
 
Par Lécrivain - Publié dans : Le marketing en démarches et en débats
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Mardi 5 septembre 2006
    Une note de la Banque de France qui va à contre-courant de la réflexion économique classique : la mondialisation serait à l'origine d'effets inflationnistes !

La logique de ce mécanisme serait la suivante :

L'industrialisation galopante de certains pays comme la Chine et l'Inde s'appuie en particulier sur un système de production vétuste et  qui est donc grand consommateur de matières premières. Ces économies subissent alors de plein fouet l'augmentation actuelle du coût des ressources premières qu'elles répercutent sur le prix de vente de leurs produits... qu'elles diffusent aux pays clients.
Cette tendance devrait accélérer le processus de modernisation de l'appareil productif de ces économies, qui, en consommant moins d'énergie, gérerait ainsi beaucoup mieux les impacts sur l'environnement.
Une mondialisation, source d'inflation et qui se place au service de l'environnement... Décidemment,  tout change de plus en plus vite !!!
Par Lécrivain - Publié dans : La mondialisation en débats
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Dimanche 23 juillet 2006

        L'avènement de panneaux publicitaires nouvelle génération de J.C. Decaux sonne t'il la fin de l'affichage traditionnel ?   Ces panneaux transforment l'information publicitaire en véritable support de communication et en vitrine interactives.
 Equipés de puces RFID (Identification par radio-fréquence), ces supports peuvent  entrer directement en communication et interpeller toute personne qui passe à proximité pour lui offrir une offre promotionnelle via son téléphone portable.
Pour limiter le caractère intrusif de ce mode contact, la CNIL s'apprête à mettre en place des mesures avec en particulier l'obligation d'avoir l'accord préalable des personnes ciblées.
    Au delà de l'affichage, ces puces RFID s'apprêtent à révolutionner véritablement la communication publicitaire pour la faire entrer dans une véritable dimension interactive. Quelques exemples d'applications possibles et déjà testées en situation réelle :

- toute personne pourra scanner un code barre présent sur une publicité (presse, par exemple) par le capteur photo de son téléphone portable et être alors être redirigée via son navigateur wap vers un lien ou une vidéo promotionnelle.
- être reconnu par la vitrine d'un magasin qui diffusera alors des promotions et messages sur le téléphone du client. Ce client faisant partie des bases de données du magasin, le message pourra alors être spécifiquement ciblé et personnalisé.
- ...
    ... certainement autant d'utilisations et d'occasions pour voir également se développer le spamming .... sans être connecté sur un ordinateur.
Par Lécrivain - Publié dans : Le marketing en démarches et en débats
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Mercredi 14 juin 2006

 Les débats autour du plombier polonais lors de la dernière campagne référendaire européenne et les drapeaux bleu blanc rouge hissés au nom "du patriotisme économique" lors de l'OPA inamicale de l'Indien Mittal sur Arcelor furent une nouvelle fois l'occasion de débattre à charge contre la mondialisation ( en particulier de la part de nos élites politiques) .
Que de passion et d'hypocrisie dans des interventions où il est si simple d'accuser un phénomène qui s'impose à tous et de trouver là un alibi idéal pour cacher des manquements et flater les egos nationalistes.
  Pour dépassionner le débat, le CEPII (Centre d'Etudes Prospectives et d'Informations Internationales) a mis en place une série de débats sur la mondialisation (informations sur www.rdv-mondialisation.fr). C'est l'économiste Daniel Cohen qui a débuté ce cycle de conférences dont l'objectif est d'analyser la mondialisation en sortant des poncifs et des discours simplistes.
    Dans un article du MOCI (le MOniteur du Commerce International), Sophie Creusillet, reprend quelques exemples qui illustraient l'intervention de Daniel Cohen.
    Ces illustations démontrent bien la complexité du phénomène mondialisation dont la réalité des effets (positifs comme négatifs) et des formes d'expression dépassent bien le simplisme des discours propagés :

Illustration 1 : Le parcours d'une paire de Nike "Air Pegasus"

  • - Prix de vente Etats-Unis : 70 dollars
  • - Salaire ouvrier indonésien : 2,75 dollars
  • - Coûts de fabrication, matières 1ères, énergie et droits de douane : 13 à 14 dollars
                   A son arrivée à Los Angelès, la paire de chaussures revient entre 16 à 17 dollars
  • - Publicité, marketing : 17 dollars
  • - Frais distribution et marge : 35 dollars
    A travers cette illustration, D. Cohen démontre le bouleversement de la chaîne de valeur où le maillon fabrication ("le faire ou le faire-faire") compte beaucoup moins que "le faire désirer" et que la prescription (c'est à dire mettre les chaussures aux pieds des consommateurs).
On assiste également à une nouvelle division internationale du travail avec le manufacturier qui est sous traité, voire externaliser et les deux autres maillons de la chaîne de valeur qui restent le "pré carré" de l'entreprise  ( ou plutôt devrait-on parler de marque) car véritablement à l'origine de la création de Valeur Ajoutée

Illustration 2 : L'emploi industriel en France.

    Cette illustration part d'un constat : au cours des années 90, les emplois industriels ont baissé d' 1/3. Environ 10 à 15 % de ces emplois perdus relèveraient de la mondialisation. La majeure partie de la perte d'emplois dans ce secteur s'explique à la fois par la désindustrialisation de notre économie et par un nouveau paradigme technologique : l'informatique.
Cette révolution technologique a bouleversé les modes de fonctionnement des entreprises en particulier en morcelant aux quatres coins de la planète la chaîne de valeur de leurs activités.


    Ces constats et illustrations ne metttent pas la mondialisation à l'index mais caractérise bien notre incapacité à repenser nos politiques industrielles et structurelles dans un monde où tout va plus vite et où les PVD d'hier apparaissent comme les géants et chefs d'orchestre économiques de demain.
Mais c'est si simple et si tentant de dire "c'est la faute à la mondialisation"...






Par Lécrivain - Publié dans : La mondialisation en débats
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Dimanche 4 juin 2006

On se souvient de la polémique suscitée en 2005 lors de la révélation des 29,5 millions d'euros versés à Daniel Bernard, PDG de Carrefour lors de son départ en retraite. Cette "retraite chapeau" était accompagnée de 9.5 millions d'euros d'indemnité de départ représentant trois années de salaire.
    Face à cette polémique, le Ministre de l'économie, Thierry Breton avait alors mis en place une loi obligeant les dirigeants à soumettre les rémunérations exceptionnelles au vote des assemblées générales des actionnaires.
    Une année après la mise en place de cette loi, qui au delà d'un objectif de transparence, cherchait  à limiter une inflation vertigineuse des salaires des dirigeants, les rémunérations du Président de Vinci démontrent l'inéfficacité de ce contre-pouvoir législatif : selon le magazine l'expansion, Antoine Zacharias posséderait le quart des plus-values sur stock-options de tous les PDG du CAC 40 c'est à dire 173 millions d'euros de gains en moins de cinq ans; à l'image de Daniel Bernard, A. Zacharias se voit attribué une "retraite chapeau" représentant 50% de son salaire de 2004 jusqu'à sa mort et d'une prime de départ de 13 millions d'euros.
    A. Zacharias fut contraint à la démission suite à la volonté majoritaire des administrateurs de Vinci (9 administrateurs sur 16) de ne pas révoquer le second du groupe (Xavier Huillard) qui dénoncait le niveau des rémunérations exceptionnelles. Le Conseil d'Administration de Vinci ne reprochait aucun manquement ou incompétence à Zacharias qui, depuis son arrivée à la Présidence du groupe en 1997, a multiplié par 3 le chiffre d'affaires de la société  et par 21 le résultat net. Quant aux actionnaires, Zacharias leur a multilplié par 20 la capitalisation boursière sur cette période.
    C'est avant tout la fronde isolée (intéressée ou non ?) du n°2 du groupe qui est à l'origine de ce "coup de poing sur la table" et non la traduction d'une volonté commune, partagée par les administrateurs.
    On ne peut donc pas parler d'un nouvel élan en matière de "bonne gouvernance", d'autant que des administrateurs de Vinci n'apparaissent pas comme des contre-pouvoirs crédibles : Alain Minc, rémunéré par le groupe pour "en penser la stratégie" '(160 000 euros), S. Michel dont le cabinet de conseil travaille pour Vinci,...
    Au delà des sommes et des rétributions annoncées, ce sont davantage ces logiques d'intérêts croisés (qui ne sont pas sans nous faire penser à l'affaire Enron) qui apparaissent choquantes et inquiétantes.



Par Lécrivain - Publié dans : Le management et l'entreprise en débats
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